Podcast
Un instant avec Antoine Armand
Laure échange avec Antoine Armand, tête de liste des Acteurs d'Annecy pour les élections municipales 2026.
De quoi parle-t-on ?
Entre anecdotes personnelles et projets ambitieux, Antoine nous partage son parcours, son attachement profond à sa ville, et les valeurs qui animent son engagement au quotidien.
Son parcours
De fonctionnaire à député, un engagement constant pour la collectivité.
Ses passions
La lecture, les échecs, et une passion inattendue pour les castors.
Sa vision
Proximité, équipe citoyenne et énergie collective pour Annecy.
Les moments forts
Candidat à la mairie d'Annecy
Antoine confirme sa candidature et raconte ce qui l'a poussé à se lancer : un constat sur le terrain et l'envie de se battre pour sa ville.
L'idée du collectif citoyen
Rassembler au-delà des étiquettes politiques, avec des citoyens qui partagent des valeurs humanistes et veulent agir concrètement pour Annecy.
Constituer une équipe
Des binômes élus-citoyens, des compétences complémentaires et une représentation de toute la commune nouvelle.
La proximité avant tout
Un tempérament de terrain, le dialogue avec les habitants, et la volonté de remettre l'écoute au cœur de l'action municipale.
Petits plaisirs et passions
Baby Bell dans les poches, lecture pour couper des écrans, et des parties d'échecs pour décompresser après la journée.
Plaisir coupable : les castors
Une passion dévorante pour les vidéos de castors qui a complètement reconfiguré son algorithme Instagram.
Transcription
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Laure : Bonjour Antoine.
Antoine : Salut Laure.
Laure : Alors tu es candidat pour être le prochain maire d'Annecy ?
Antoine : Il paraît. Oui, je crois qu'on est en train de le faire savoir pas mal mais oui, je suis candidat pour être le prochain maire d'Annecy. Et dans quelques semaines, les citoyens d'Annecy vont aller au vote et ça fait des mois qu'on les rencontre, que tu les rencontres, ces citoyens d'Annecy.
Laure : Alors, certains ont exprimé l'envie de te connaître.
Antoine : Je suis un jeune homme de 34 ans qui habite à Annecy, qui vit Annecy de l'intérieur et qui le vit aussi comme un élu de la nation, en famille, avec ma compagne, avec mes proches, avec mes amis, qui a toujours eu dans le sens cet engagement public pour la collectivité, qui peut prendre plein de formes. J'ai été fonctionnaire, je suis élu, c'est des choses aussi très complémentaires. Je suis quelqu'un qui aime bosser, qui adore le boulot, qui adore que les choses avancent et qui adore l'énergie qu'il y a dans une équipe comme on a aujourd'hui. Et je crois que c'est ça le plus important. Je crois que de tout ce qui s'est passé ces dernières années à Annecy, que ce soit sous les précédents mandats ou sous le dernier, les Annéciens ont envie qu'on se défonce pour la ville. Ils ont envie qu'on se réveille le matin, qu'on pense à Annecy, qu'on se couche le soir en ayant pensé à Annecy, et qu'on y mette toute son énergie. Et moi, s'il y a bien un truc que je sais faire, c'est mettre toute mon énergie dans quelque chose.
Laure : Tu as rassemblé autour de toi des citoyens qui n'ont pas forcément de visée politique. C'était quoi l'idée ? Comment est née l'idée d'être maire ?
Antoine : Très dur mais très important. Je suis député depuis 2022, il y a 40 communes dans cette circonscription. J'ai toujours eu des rapports de qualité de travail avec l'ensemble des mairies mais il faut que je dise aussi ce que j'ai vécu et ce que j'ai compris. Les relations avec la mairie d'Annecy, c'était compliqué depuis toujours dans la disponibilité d'une salle, dans la capacité à aider le tissu associatif, d'avoir des relations non politisées. On n'était pas du même bord politique et alors peu importe, ça nous aurait permis de travailler ensemble. Ça fait partie des choses qui évidemment m'ont très vite interpellé comme élu, comme habitant de la ville, comme pratiquant des infrastructures culturelles, des équipements sportifs, comme personne qui comme tout le monde va faire ses courses en centre-ville. Je me suis dit : est-ce qu'on prend la bonne direction ? Et est-ce que dans une ville qui a ce potentiel-là, qui a cette histoire, qui a cette force-là en elle-même, il n'y a pas une meilleure direction à prendre ?
Je ne crois pas une seconde dans l'homme providentiel. C'est une équipe qui réussit ou c'est une équipe qui échoue. Dès le début, quand on a lancé le collectif en avril, je l'ai dit : venez avec vos sensibilités humanistes. Ici on va pas faire de politique ni partisane ni nationale. Et c'est comme ça qu'il y a plein de gens qui sont arrivés qui ont dit : si la première préoccupation c'est de savoir ce qu'on va faire pour les écoles d'Annecy, pour les transports en commun, pour le sport, pour la culture, alors moi je viens. Et cette attente, elle a fait boule de neige pendant des mois jusqu'au 17 janvier à Capéria. On a été tous scotchés d'avoir un millier de personnes dans la salle, mais qui ne sont pas venus pour ma pomme uniquement, qui sont venus pour l'équipe, qui sont venus nous passer un message : au boulot tous ensemble.
Laure : Certains habitants se demandent comment tu constitues ton équipe.
Antoine : C'est difficile parce que c'est d'abord une question de confiance mutuelle. C'est des gens qui vont, si je suis demain maire, être adjoint, conseiller délégué, maire délégué, conseillers municipaux, qui vont parler pour la mairie. Il faut aussi que ce soit une équipe qui représente la commune nouvelle d'Annecy. On ne peut pas voir que l'avenir de Seynod est décidé par seulement des Annéciens ou des Annécisylviens.
Et puis il y a quelque chose qui me tient à cœur, c'est l'idée du collectif des Acteurs d'Annecy. Acteurs, c'est pas comédien, c'est ceux qui agissent. On est parti avec des gens qui faisaient au quotidien, qui étaient des bâtisseurs qui se bougeaient pour la ville. C'est comme ça qu'on a des cadres de santé, des personnes qui travaillent dans le milieu du handicap, des chefs d'entreprise, des agents publics. L'engagement public communal, c'est juste une manière supplémentaire de s'engager.
Dans notre équipe, il y aura autant de personnes qui ont déjà eu une expérience d'élus que de personnes qui n'en ont pas encore eu. Mon idée, c'est que pendant tout le mandat, il y a des binômes : une personne élue, une personne qui n'a jamais été élue, qui travaillent ensemble, l'une accompagnant l'autre.
Laure : Ce qui tient à cœur également, c'est la proximité avec les citoyens.
Antoine : Il y a deux raisons. La première, c'est mon tempérament. Moi j'aime les gens. J'aime qu'on discute dans la rue. J'aime quand ça commence mal avec quelqu'un qui te secoue et puis que le dialogue se fait et ça crée du lien. Et la deuxième chose, c'est que c'est la proximité qui a totalement manqué. Entre la fusion qui avait été mal préparée et puis le rapport entre les élus et les habitants qui s'est distendu. Pourquoi est-ce que moi comme député pendant 3 ans, j'ai rencontré tant d'habitants qui m'ont dit : je viens vous voir parce que j'ai pas eu de réponse ailleurs. La proximité, c'est pas un thème à part. Il y a la proximité partout, tout le temps.
Laure : Ton petit plaisir coupable ?
Antoine : Il m'arrive d'avoir un Baby Bell dans mes poches, parce que comme je mange pas le matin, il faut que je prenne un truc qui tient, et ça peut pas être du reblochon ou des crues dans une poche, ça marche pas. Je suis peut-être en train de perdre l'élection municipale en disant ça, j'en ai conscience. J'ai aussi tendance à prendre les clés des autres parce que j'ai un gros problème avec les affaires et j'ai tendance à prendre ce qu'il y a sur la table.
Moi, depuis tout petit, je lis. C'est un moment complètement différent, même si c'est trois pages. Et le deuxième truc que j'ai depuis toujours, c'est les échecs. Ça concentre, c'est sûr. Mais ce qui est encore plus intéressant, c'est ce que ça te dit de toi. Tu commences une partie d'échecs, si tu es dans un certain état d'esprit pas positif, ça va pas bien se passer. Si au contraire tu es serein, concentré, tu passes un moment. Ça me permet d'évacuer après la journée beaucoup de discussions.
Laure : Tu scrolles sur les réseaux sociaux. Qu'est-ce qui fait ton bonheur ?
Antoine : J'aime bien les vidéos d'animaux et à chaque fois que je tombe sur une vidéo de castor, je peux pas m'empêcher, je la regarde en entier. L'algo a évidemment totalement capté. Donc sur mon feed Insta, il y a tous les trucs annéciens, politique et des vidéos de castor. J'emmagasine une quantité d'infos sur les castors qui est phénoménale. Je sais par exemple qu'à l'intérieur d'un barrage de castor, il fait plusieurs dizaines de degrés de chaud en plus qu'à l'extérieur, et que c'est comme ça qu'ils se protègent l'hiver. C'est super utile, super intéressant mais c'est mon plaisir coupable à moi sur les réseaux.
Laure : Donc on peut te retrouver potentiellement dans la réserve naturelle du bout du lac en train de filmer un castor ?
Antoine : Exactement.
Laure : On y va, on te suit. Merci !
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